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 Killer. (Ildie & Amari)

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million eyes
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MessageSujet: Killer. (Ildie & Amari)   Mar 20 Juin - 18:21





KILLER.

I love how in scary movies the person yells out « hello » ? As if the killer is going to be like « Yeah i’m in the kitchen, want a sandwich ? »


« Ça va aller ? » Ildie releva immédiatement les yeux de la caisse enregistreuse. Face à elle, se tenait sa supérieure, sympathique sexagénaire la fixant d’un air contrit. Malgré la douceur habituelle de ses traits, la vielle femme ne pouvait cacher son inquiétude. Ça avait débuté une semaine auparavant, quand, pour la première fois de sa carrière, Ildie lui avait demandé la possibilité de partir plus tôt. Le beau temps, la proximité des soldes à venir ayant plutôt tendance à leur faire faire des heures supplémentaires, la propriétaire des lieux s’était montrée perplexe. La blonde n’avait pas argumenté semblant s’accommoder de sa réponse.
Mais si elle semblait allègre et cordiale en journée, la vielle dame n’avait pu s’empêcher de remarquer son manège une fois les six heures passées. Ildiko se mettait alors à fixer sa montre quand une certaine angoisse semblait alors s’emparer d’elle. N’ayant osé l’interroger sur ce qui pouvait bien la mettre dans un tel état, elle pouvait au moins se permettre un « ça va aller ? », soucieuse pour la gamine.
«Mais oui, ne t’en fais pas.» Répondit simplement Ildie un sourire aux lèvress. « Désolée si j’ai l’air bizarre en ce moment…mon père a encore changé de boulot et son nouveau job est super physique. A son âge, je m’inquiète pour lui.,» Lança-t-elle convaincante tandis que sa supérieur acquiesçait, un mensonge comme elle seule savait en inventer. Cela faisait des années que son paternel vaquait de petits jobs en petits jobs, abonné à la précarité de son existence. Outre cas extrême, l’irlandaise ne s’était jamais souciée des répercussions que cela pourrait avoir sur sa santé, persuadée comme elle l’était, que ce type était increvable.
Non, ce qui l’inquiétait réellement, c’était la probabilité de se faire tuer si elle ne se montrait pas prudente et ne restait pas sur ces gardes. Et bien sûr, elle ne pouvait décemment pas l’avouer à sa collègue.

Ildie n’avait jamais été peureuse pourtant. Grandir dans le sud de la ville, apprenait à relativiser sur ce qui était effrayant et ce qui ne l’était pas. En sortant du magasin, la blonde ne craignait donc pas une banale agression, ou un vulgaire car-jacking. Non, ce qui la terrorisait, c’était l’idée qu’Amari Caldeen serait peut-être là, à l’attendre, un scalpel ou une scie à la main.
Bien sûr, il ne s’agissait que d’affabulations, une part d’elle en étant persuadée. Son esprit, bien trop imaginatif, avait monté toute cette histoire à partir de détails inoffensifs. N’avait-elle pas toujours été d’une grande rationalité après-tout ? Ce n’était pas ce que pensait l’autre part d’elle-même, celle qui ne cessait de ressasser ses dernières entrevues avec le brun, et la manière calme dont celui-ci avait abordé les choses. Dès le départ, ses étranges questions l’avaient turlupinée. Lorsqu’elle lui avait demandé pourquoi il voulait savoir comment, si soudainement, en se réveillant il lui manquait un bras, il était resté très évasif, prenant à nouveau le prétexte du bouquin qu’il écrivait.
Pendant longtemps, ses questions saugrenues ne l’avaient inquiétée plus que de raisons. Malheureusement et peut être pour infirmer ses doutes, la jeune-femme avait commis la grossière erreur d’en parler à ses frères. En se cachant sous l’éternel « histoire d’une copine », elle avait plus ou moins raconté sa rencontre avec l’auteur et les conversations qui s’en étaient suivis. Attentifs au récit, ces derniers avaient été unanime : Amari était un psychopathe. Si sur le coup, elle leur avait rie aux nez, elle ne leur avait jamais avoué que par la suite, n’en avait pas dormi de la nuit. Deux semaines s’étaient écoulés depuis lors, et Ildie avait pris garde d’éviter le légiste.

Avançant d’un pas pressé, l’east side était étonnement calme ce soir-là. La rue où se trouvait la friperie étant assez fréquentée, Ildie n’avait jamais l’occasion de se garer près de son lieu de travail. Régulièrement, elle laissait sa voiture à quelques minutes à pied du centre commercial et ce jour-là ne faisait pas exception. Zigzaguant prestement d’une rue à une autre, elle avait glissé son casque audio sur ses oreilles, la voix stridente de Cyndi Lauper l’empêchant de sursauter au moindre petit bruit. Mais de la même manière, elle ne put entendre au loin l’homme qui criait son nom. Elle n’entendit pas non plus ses pas se rapprocher dans la rue et sa réaction, en sentant une main se poser sur son épaule, aurait pu être prévisible.
Aussi tendue que la corde d’un violent, c’était presque un réflexe si son sac atterri aussi violemment au visage du prétendu agresseur, la jeune-femme n’ayant pas eu l’intuition de lui foutre plutôt son poing.  


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MessageSujet: Re: Killer. (Ildie & Amari)   Mer 21 Juin - 19:04





ILDIKO & AMARI.

Killer.


Chevelure au vent. Démarche assurée. Corps tout en longueur, caché de fripes.
Même de dos, il la reconnait. Il repère sa singularité. Sa simplicité. Son unicité. Ce qui a fait d’elle l’héroïne parfaite. Parce qu’il l’a trouvé très inspirante. Dès qu’il l’a aperçue. Dès qu’il s’est approché. Dès qu’il a entendu sa voix et ses douces intonations. Dès qu’elle a souri. Dès qu’il s’est, un peu, immiscé dans son quotidien.
Elle dégage quelque chose. Une sorte d’aura sur laquelle il est impossible de mettre un mot. Sa force. Ou sa fragilité.
Une héroïne que l’on voudrait protéger et sauver. Princesse des temps modernes. Une héroïne à torturer et à disséquer. Martyr d’aujourd’hui.
Ildiko Dwyer. Sa combattante à assassiner.
Qui, semblerait-il, cherche à l’éviter. Deux semaines sans la croiser. Ou sans une seule réponse à ses appels. Depuis qu’elle a appris et compris qu’elle ne serait jamais ce personnage que l’on peut rêver d’incarner. Personnalité de papier déchiqueté. Sang d’encre versée. Elle a sans doute pris peur. Peut-être un peu confondu le roman avec la réalité. Amari ne serait, alors, qu’un sanguinaire psychopathe. Qui détruit une première fois à l’écrit avant de passer à l’action, dans cette réalité effrayante. Ça l’a fait sourire, d’abord. Puis, ça l’a un peu inquiété.

Pas de nouvelle, d’aucune sorte, depuis un moment. Alors, quand il la voit, déambuler dans cette rue, il saisit l’occasion.
Et il l’appelle. Puis il l’appelle encore. Un peu plus fort. Et elle ne répond pas. Cependant, elle ne presse pas son allure pour autant. Il imagine qu’elle ne l’a tout simplement pas entendu. Dans le cas contraire, elle joue très bien la sourde indifférence.
Alors, il allonge son pas, jusqu’à presque longer le sien. Et il pose sa main sur son épaule. Terrible erreur.
S’il avait pu prédire sa réaction, il se serait sans aucun doute contenter de son silence. Qu’il aurait même jugé assez satisfaisant. Et il aurait fait demi-tour, essayant de l’attraper une prochaine fois.
Parce que, oui, elle se retourne. Certes. Et, dans le même gracieux mouvement, une arme redoutable vient lui fracasser le nez. Le port de sac à main devrait être réglementé. Et contrôlé.
Amari porte vivement sa main à son visage. Blessé. Et ferme les yeux de douleur. Quelques larmes viennent perler dans la ligne de ses cils. Réaction purement physique. Incontrôlable. Et piquante.

« Putain de merde ! » ; il hurle presque.

Difficile de surveiller ses propos. L’impulsif se réveille. Et prend la parole. Sans rien lui demander.
Il tâte, avec précaution, son nez. Douloureux. Mais pas cassé. Tout a l’air en place. Gonflé, bientôt violacé ; mais en place. Et il ne saigne même pas. Au moins un bon point.

« T’as de sacrés réflexes… »

Il dit, accrochant les yeux de cette fille sans doute un peu trop à fleur de peau. Une agressivité inopportune qu’il ne lui connaissait pas. Des réflexes dangereux, mais des réflexes quand même. Dans une autre circonstance – où elle aurait été en réel danger, par exemple – elle aurait aisément pu sauver sa vie. Une telle réaction sous-entend qu’elle craint de se faire agresser. A-t-elle déjà vécu une agression ? De qui a-t-elle peur et pourquoi ?

Il enlève sa main de son visage. Protection inutile, totalement dérisoire. La prochaine fois, il se protégera avant de se risquer à l’aborder. La sécurité avant tout.
La douleur s’estompe. Les premières secondes sont les pires. Et respirer va sûrement picoter pendant quelques jours. Mais, heureusement, il n’est pas Mary Poppins.
Il réfléchira plus tard à comment expliquer l’hématome qui ne manquera pas d’apparaître. Sauvageonne.

« T’as quoi, là-dedans ? » ; il demande.

Un parpaing. A n’en pas douter. Et peut-être quelques briques, aussi.

« Et c’est moi, le taré ? » ; il ajoute.

Il se permet un petit rire, un brin sarcastique. Qui vient flotter dans l’air. Non, parce qu’à lui, au moins, il lui arrive parfois de réfléchir avant de frapper et de défigurer des gens. Pauvres innocents.
Il souffle en essuyant ses yeux d’un revers de manche.

« Tu proposes quoi, pour te faire pardonner ? »

Il se contente d’attraper cette chance qu’elle lui offre, malgré elle, de peut-être pouvoir lui parler un instant. Qu’elle puisse et qu’elle ose enfin lui confier tout à fait ses craintes et ses doutes. Qu’il puisse, de vive voix, lui expliquer. Répondre. Et tenter de se disculper de ce qu’elle semble l’accuser d’être en refusant sa présence.

« Parce que j’ai bien une idée, en ce qui me concerne. Mais elle implique mon poing et ton visage. Pas sûr qu’elle te plaise… »

Il continue, l’air sérieux ; un léger sourire inquiétant au bord des lèvres. Il joue peut-être un peu trop de ses peurs informulées. Mais, clairement, il s’en moque. Lui, il n’a rien à se reprocher. Pour le moment.

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